Cent quarante députés britanniques poussent à un embargo que Londres ne saurait appliquer

Cent quarante députés britanniques poussent à un embargo que Londres ne saurait appliquer

« Par Patrick Lancier »

Cent quarante députés travaillistes, environ un tiers du groupe parlementaire, ont signé une lettre pour une interdiction totale du commerce avec les implantations, d’après The Times via The Jewish Chronicle, le 26 août à 11 h 23, et GB News. Les Amis travaillistes d’Israël (Labour Friends of Israel) et des officiels britanniques préviennent qu’il est difficile de distinguer un produit d’implantation d’un bien israélien, que les services seraient inapplicables, et que des entreprises israéliennes légitimes comme des entreprises palestiniennes pourraient être touchées. L’embargo n’est pas encore la loi. La lettre n’est pas un vote.

Distinguer un produit d’implantation d’un bien israélien

Le risque est d’exécution. Les Amis travaillistes d’Israël, cités par The Jewish Chronicle et GB News, jugent un embargo sur le commerce des implantations pratiquement impossible (practically impossible) à appliquer sans qu’il devienne un boycott de fait de tout Israël (de facto boycott of all of Israel). The Jewish Chronicle ajoute que des officiels ont prévenu qu’une interdiction générale des biens de Cisjordanie poserait un problème d’identification et toucherait aussi des entreprises palestiniennes du territoire.

GB News rapporte la même difficulté : distinguer les biens des implantations de ceux d’Israël serait malaisé ; restreindre les services serait largement inapplicable ; des entreprises israéliennes « légitimes » pourraient être prises dans le filet. Les Amis travaillistes ajoutent, toujours selon The Jewish Chronicle, qu’un tel boycott de fait serait profondément préjudiciable à l’intérêt national britannique, à la communauté juive britannique et aux travailleurs palestiniens.

Une lettre, pas un vote à Westminster

Cent quarante signatures, environ un tiers du groupe travailliste. Une lettre. Pas un scrutin. The Times via The Jewish Chronicle et GB News. Le climat parlementaire pousse à un embargo encore annoncé comme à venir. Une source gouvernementale de haut rang a indiqué au Times qu’Andy Burnham veut une ligne plus ferme que Keir Starmer, avec un embargo sur les biens et des sanctions individuelles, et qu’une annonce est attendue avant le congrès. The Times, dans un éditorial, juge que le projet de sanctions est une politique de façade.

Ed Miliband, dans The Jewish Chronicle, évoque des appels d’offres pour 1 200 logements dans les implantations et un ensemble complet de mesures. Ces 1 200 logements sont des appels d’offres, non des unités déjà bâties. Tant que le texte n’est pas voté, Londres n’a rien à appliquer — et, selon les Amis travaillistes, ne saurait le faire proprement si le texte venait à l’être.

Entreprises israéliennes et palestiniennes dans le viseur

Si la distinction des biens échoue, le régime ne s’arrête pas aux implantations. Des entreprises israéliennes décrites comme légitimes, et des entreprises palestiniennes de Cisjordanie, se trouveraient exposées, d’après les officiels cités par The Jewish Chronicle et GB News. Les services, plus encore que les marchandises, échapperaient à une application sérieuse. C’est le risque politique et opérationnel que cent quarante députés, en signant, n’ont pas levé.

FAQ

Combien de députés ont signé la lettre ?

Cent quarante députés travaillistes, environ un tiers du groupe parlementaire, d’après The Times via The Jewish Chronicle et GB News. Une lettre, pas un vote.

Pourquoi l’embargo serait-il inapplicable ?

Parce qu’il est difficile de distinguer un produit d’implantation d’un bien israélien, disent les Amis travaillistes d’Israël et des officiels cités par The Jewish Chronicle et GB News.

Les services seraient-ils concernés ?

Oui, et GB News rapporte que restreindre les services serait largement inapplicable.

L’embargo est-il déjà la loi ?

Non. Des mesures sont attendues, avec une annonce avant le congrès travailliste, selon une source gouvernementale de haut rang citée par le Times, via The Jewish Chronicle et GB News.

Qui d’autre que les implantations pourrait être touché ?

Des entreprises israéliennes dites légitimes et des entreprises palestiniennes de Cisjordanie, d’après les officiels cités par The Jewish Chronicle et GB News.

Sources


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